Bonjour GR1-2SL peux-tu te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Loïc, j’ai 32 ans et je peins sous le blaze GR1-2SL (grain de sel).
J’ai grandi à Grenoble où j’ai commencé le graffiti en 2006 et maintenant, je vis dans le Tarn pas loin de Toulouse.


Peux-tu nous expliquer la signification de ton nom d’artiste GR1-2SL ? Comment l’as-tu choisi ?

Mon nom d’artiste vient de ma grande curiosité, j’aime mettre mon grain de sel partout où je le peux. Il me rappelle également qu’à l’échelle de la planète, nous ne sommes pas grand-chose sur cette terre.
Et c’est pour cela que j’ai choisi ce nom.

De plus, les deux dernières lettres sont les initiales de mon vrai nom, donc c’était une évidence !

Quel a été ton premier contact avec l’art et quel est ton parcours artistique ?

Mon premier contact avec l’art, date de mon enfance, je prenais des cours d’aquarelle quand j’avais 9-10 ans. J’écrivais aussi mon prénom en « style graffiti » dans mes cahiers d’école ! Car j’en voyais beaucoup sur la rocade grenobloise sans comprendre ce que c’était.

Par la suite, j’ai fait un baccalauréat Art Appliqué et c’est pendant mes études d’art que j’ai commencé le graffiti avec une bande d’amis qui était dans la même classe que moi.
J’ai fait du graffiti vandale pendant une dizaine d’années et depuis 2016 j’ai commencé ce projet abstrait autour de la symbolique du cercle.

Si tu n’avais pas été artiste, quel autre métier aurais-tu exercé ?

J’ai toujours aimé l’architecture d’intérieur, le design donc je pense dans la décoration ou brocanteur pour dénicher des trésors ! 

Quel est pour toi le spot parfait ? Peux-tu nous en dire plus sur ton processus de création, que choisis-tu en premier, le lieu ou l’œuvre ?
Diffère-t-il en fonction du support utilisé (mur, papier, toile …) ?

Pour moi tous les murs sont potentiellement des spots parfaits ! J’aime beaucoup l’urbex et trouver des lieux encore vierges ! Mais je suis comme un enfant devant une grosse façade d’immeuble aussi ! J’ai envie de tout faire et de tout tester ! 

Pour mon processus de création, je fais toujours en fonction du lieu, car quand je vais dans un spot, je ne sais pas forcément ce que je vais y trouver.

Pour la peinture, c’est pareil, je m’adapte en fonction, je ne prévois rien à l’avance, c’est au feeling. Je laisse libre cours à ma créativité et je peins de manière spontanée.

Pour mon travail en atelier, j’ai souvent une idée avant de commencer, mais je ne fais pas d’esquisse avant et je peux changer d’idée en cours de route. Je ne réfléchis au projet en avance que quand j’ai une commande client ou un dossier d’appel à candidature.


Pour définir ton travail, tu utilises le terme « Abstraction circulaire », qu’est-ce que cela signifie ?

Pour moi « abstraction circulaire », c’est un gros résumé pour présenter mon travail.
Je ne fais que de l’abstrait avec des cercles. Je développe plusieurs pistes autour de cette ligne directrice. Le cercle fait partie intégrante de ma démarche, il est au centre de mes créations d’où ce terme abstraction circulaire.

Comment définirais-tu ton style ?

Je pense pouvoir dire que j’appartiens au mouvement post-graffiti et au mouvement graffiti-abstrait.

J’aime créer des pièces qui s’inspirent de l’art minimaliste. J’aime jouer avec les contrastes en termes de couleurs et d’effets de matières.

En tant qu’artiste, quels sont pour toi les avantages et les inconvenants des réseaux sociaux ?

Pour moi, les réseaux sociaux sont à doubles tranchants.
Ils peuvent apporter beaucoup de positifs, de visibilité et d’opportunités.

Mais ils peuvent aussi être chronophages et apporter beaucoup d’anxiété avec la comparaison aux autres.
Je pense qu’il est important de se servir d’eux, mais de garder du recul pour pouvoir créer ce que l’on aime vraiment et non pas ce que les algorithmes aiment. 

Selon toi, quelles sont les différences entre le Street Art et le Graffiti ?

Pour moi le Graffiti est un mouvement artistique à part entière qui se veut en dehors des clous, le graffiti est par définition illégal.

Le Street Art, c’est un mot générique qui regroupe beaucoup de pratiques différentes qui se passe dans la rue.

Le Graffiti fait donc partie du Street Art même si beaucoup de graffeurs ne sont pas d’accord. C’est le côté obscur que la plupart des gens ne veulent pas voir, pourtant, c’est la base pour beaucoup d’artistes reconnus aujourd’hui. 

Récemment, j’ai vu sur Facebook que tu avais peint sur une toile faite à partir de Jeans récupérés, peux-tu nous en dire plus sur ce projet ? Comment t’est venue l’idée de ce projet ?

Alors, le projet, c’est Obsolètes et j’ai été invité à y participer. Ce n’est pas moi qui en ai eu l’idée.

Le projet Obsolètes a été créé par Nicolas Crampel fondateur de Kholab (avec qui j’avais déjà travaillé sur d’autres projets) en collaboration avec Guillaume Fratello fondateur de la Galerie Fratello.

L’idée est de pouvoir proposer des alternatives aux artistes pour leurs créations. Là, c’était sur du jeans recyclé. Le but est de réduire l’utilisation du coton et de travailler avec des matières de seconde main pour un regard plus éthique et de jouer sur l’upcycling de ses matières premières. 

(Vous pouvez avoir plus infos sur leur site internet ou sur leur page Instagram)

Quels sont tes autres projets ?

J’ai plusieurs projets en cours, quelques murs à peindre, la création d’un site internet, une exposition pour le printemps prochain et je prépare plusieurs dossiers de candidatures pour des événements à venir.

Où pouvons-nous suivre ton actualité ?

Toute mon actualité est à suivre sur mes comptes Instagram et Facebook.
Et bientôt sur mon site !

Dernière question, as-tu une série, un film ou un livre à nous conseiller ?

Pour moi la base, c’est : Graffiti Instincts !

Après, j’ai beaucoup aimé Wholetrain et Exit through the gift shop.

Je suis également un fan du Guide de l’Art Contemporain Urbain, hors série du magazine Graffitiart.

Vous pouvez découvrir ou redécouvrir mes autres interviews Street Art ici.


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