Bonjour Stew earth peux-tu te présenter ?

Artiste dans l’âme né en 1978, j’ai fait mes armes dans le graffiti à partir de 96 et mon premier pochoir en 2006.

Comment as-tu choisi ton nom d’artiste ?

On l’a choisi pour moi lorsque j’étais petit, c’est un diminutif de mon prénom Steven, et quand j’ai voulu trouver un nom de scène, il m’est apparu comme évident.

La culture japonaise semble être une de tes principales sources d’inspirations, y es-tu déjà allé ?

Non, je ne suis jamais allé au Japon, j’attends la bonne occasion ou que l’on m’invite à bon entendeur salut :).

En plus de la culture japonaise, on remarque que les oiseaux sont des personnages récurrents dans tes œuvres, pourquoi ce choix ?

Les oiseaux me permettent de peindre librement dans la rue, je n’ai jamais eu de problème lorsque je peins un oiseau sans autorisation.


Quels sont pour toi les avantages et les inconvénients de l’utilisation du pochoir ? Pourquoi as-tu choisi cette technique ?

J’ai choisi la technique du pochoir pour mon travail de rue, car il me permet de présenter un travail abouti dans la rue, en effet en quelques minutes, je peux proposer une œuvre vandale qui m’a pris des heures de travail en atelier.

C’est vrai que le pochoir est une technique très cadrée, mais grâce aux couleurs et au placement, j’essaie de la rendre un peu plus spontanée.

Peux-tu nous en dire plus sur ton processus de création ? Est-il le même pour tous tes projets ?

En général pour mes oiseaux, je commence toujours par dessiner, ensuite, je passe sur l’ordi, vectorise, j’essaie des couleurs… Ensuite vient la découpe, puis je me balade dans la rue et quand un endroit me plaît et je m’arrête pour peindre.


Parmi toutes tes œuvres, si tu devais n’en garder qu’une, laquelle choisirais-tu et pourquoi ?

Je crois que je choisirai la prochaine que je peindrai, car elle sera sûrement dans un endroit que je ne connais pas, dans un nouvel environnement, elle me fera, je l’espère voyager vers de nouvelles contrées…

Quel est le message que tu veux faire passer à travers tes œuvres ?

Je veux que les gens s’évadent un peu de leur quotidien, qu’il soit curieux, qu’ils regardent un peu plus loin que le bout de leur nez. Je veux mettre de la couleur dans la grisaille.

En général, ce sont les gens qui trouvent une signification, moi mon message est simple : « fait ce que tu as envie de faire, mais fais-le dans le respect et la bonne humeur ! »

En tant qu’artiste, quels sont pour toi les avantages et les inconvénients des réseaux sociaux ?

L’avantage, c’est que l’on peut facilement voir tout un tas de choses.
Et l’inconvénient, c’est que l’on peut facilement voir tout un tas de choses !

Contrairement à d’autres artistes, tu t’affiches à visage découvert sur les réseaux sociaux, pourquoi ce choix ?

J’aime me voir sur grand écran !!!! ha ha ha ha, je rigole bien-sûr !!!!

Ce n’est pas vraiment un choix, je n’ai rien à cacher alors, je ne me prends pas la tête comme j’ai pu le faire dans mes années graffiti vandale…

Quels sont tes projets ?

En ce moment, je bosse sur un Livre, une monographie qui va reprendre mon travail de rue sur les oiseaux depuis ces 10 dernières années.
Ça sera un recueil d’images et de témoignages, c’est un gros boulot que j’essaie de faire tout seul avec l’aide de quelques proches.

Où pouvons-nous suivre ton actualité ?

En général sur insta STEWEARTH

Dernière question, as-tu une série, un film ou un livre à nous conseiller ?

En ce moment, je lis la saga du « Livre sans nom », mais je vous conseille de lire « La zone du dehors » d’Alain Damasio.

Vous pouvez découvrir ou redécouvrir mes autres interviews Street Art ici.


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